• Tahar Djaout, un écrivain pérenne, de rachid mokhtari préface de Nabile Farès

    TAHAR DJAOUT, un écrivain pérenne ( Ed. Chihab, 2010)

    Essai de Rachid Mokhtari

    Préface de Nabile Farès

     

    Extrait de la préface

    " Donner à lire Tahar Djaout comme le fait dans ce livre Rachid Mokhtari peut apparaître comme une sauvegarde fragile, indispensabl contre les nuits de la terreur, de la création,de l’humain, de l’esprit." Nabile Farès.

    Extrait de l'avant-propos

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cet essai propose au lecteur une relecture de l’oeuvre romanesque de Tahar Djaout composée de cinq romans écrits coup sur coup après ses recueils de poésie

     

    : L’Exproprié (Sned, 1981), réécrit et publié sous le même titre dix années après la première version (François Majault, 1991),  Les Chercheurs d’os (Seuil, 1984), L’Invention du désert (Seuil, 1987), Les rets de l’oiseleur (Enal, 1984),Les Vigiles (Seuil, 1991) et son roman posthume Le Dernier Été de la raison (Seuil, 1999) dont le manuscrit date de 1992 ainsi que l’indique la note de son éditeur, le Seuil : « Tahar Djaout a été assassiné le 2 juin 1993. Quelques semaines auparavant, lors d’un séjour à Paris, il nous avait annoncé qu’il avait entrepris un nouveau roman, mais qu’il n’en était qu’au tout début. Le manuscrit que nous publions aujourd’hui a été retrouvé dans ses papiers. Il nous est parvenu après bien des péripéties. Il ne correspond pas au sujet qu’il nous avait indiqué. On peut penserque Tahar, de retour à Alger, a décidé de mettre de côté le projet très littéraire dont il nous avait parlé pour seconsacrer à un récit plus directement inspiré par l’actualité… » La période sismique de l’Algérie postindépendance allant de 1980 à 1990 a été prolifique pour le romancier qui a cessé d’écrire de la poésie « par profond respect » pour ce genre. C’est une décennie riche et lourde pour l’histoire collective de l’Algérie, d’une Algérie tumultueuse. Elle s’ouvre sur le Printemps berbère déclenché après l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri sur la poésie kabyle ancienne qu’il devait donner à l’université de Tizi Ouzou (Djaout ne revient pas sur ces faits dans  Mouloud Mammeri, entretien avec Tahar Djaout, Laphomic, 1987) et s’achève sur les prémisses de la décennie noire et rouge dont il est le vigilant témoin, et malheureusement la première victime de l’entêtement des intellectuels algériens. Entre ces deux dates, il y eut Octobre 1988 que Tahar Djaout, journaliste, accueille dans les colonnes de l’hebdomadaire Algérie-Actualité  avec encore plus de vigilance et de vision critique sur les notions de démocratie, de liberté d’expression engageant encore plus l’intellectuel à l’effort idéel à cause du risque de les voir sitôtnées, folklorisées, surannées ou devenir réclames pour des enjeux partisans..."

     


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