• CHABANE OUAHIOUNE. GRANDE FIGURE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE

     GRANDE FIGURE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE

     

    Chabane Ouahioune : romancier  et chroniqueur

     

    Quand les mots conquièrent les nids d’aigle…

     

     par rachid mokhtari

    L’auteur de Tiferzizouith ou le parfum de la mélisse revient, du haut de ses quatre-vingt neuf ans, sur les devants de la scène littéraire qu’il a marqué de sa griffe au début des années quatre-vingt, avec un roman au titre évocateur de son amour inextinguible pour sa terre natale, la Kabylie: L’Aigle du rocher.

     

    Cet oiseau de proie, de fierté et de puissance, Chabane Ouahioune l’a conçu comme un messager romanesque chargé, par sa connaissance intime et céleste de son territoire imprenable de raconter, de ses vols majestueux et ses pics, ailes déployées et le regard perçant, de raconter les villages, les ravins, les cours des rivières, la faune, la flore, le dur labeur des paysans aux terres escarpées, aux enfants, à ses petits-enfants. Un legs d’une passion. Une prosopopée, un conte raconté du ciel, des cimes du Djurdjura sur lesquelles, été comme hiver, s’ouvrent les fenêtres de la maison de l’écrivain. Tant d’années ont suivi le cours des rivières qui peinent à se frayer un cours au fond des gorges enserrées. Il est là, debout, du haut de son balcon, il regarde, il se regarde car la nature est son miroir. Devant tant de splendeur végétale, peu importe le poids des ans. L’aigle, jamais, ne vieillit dans sa symbolique. Il est toujours peint, décrit, raconté, imaginé dans sa puissance légendaire, emblématique. D’autant qu’il ne s’agit pas de n’importe quel aigle. L’Aigle du rocher. Il est né dans ce village en nid d’aigle le 23 avril 1922, à Tassaft Ouguemoune, cœur et fief révolutionnaires du Colonel Amirouche, chanté, loué pour sa témérité et celles de ses hommes aux maquis libérateurs, surnommé, à juste titre « l’Aigle du Djurdjura ». La symbolique ne s’épuise pas. L’enfant Chabane a qui de tenir. Son père, Mohand Améziane, normalien de Bouzareah, fin lecteur, écrivait des articles dans La voix des humbles, le journal des instituteurs du début du vingtième siècle. Il sait, comme Mouloud Feraoun, que seule l’instruction, pour l’indigène colonisé, vainc la misère et affranchi du joug, des pièges, quand bien même cette instruction est chichement distribuée, comme les sacs de blé aux temps de la disette, aux colonisés qui, pour la ténacité qu’ils ont acquis à braver les rigueurs montagneuses, jusqu’aux nids d’aigles, apprennent avec rage l’alphabet des plaines conquises. Le jeune Chabane entre lui aussi à l’école normale en 1942. Un sanctuaire de la connaissance qui promet un avenir tout tracé sur les pas prestigieux du paternel, n’eût été l’ordre de réquisition sur les fronts de la Seconde guerre mondiale. Beaucoup d’élèves de sa section se sont vaillamment sacrifiés pour la France libre contre le fascisme. La mort des jeunes montagnards hors du charnier natal est pareille à ces oiseaux rapaces exotiques, exilés de leur désert , pour distraire les touristes de passage dans les périphéries des capitales de l’or noir  d’Arabie. L’armistice signé, Chabane Ouahioune retrouve Tassaft Ouguemoune et reprend ses études à l’école normale de Bouzaréah. Mais quelque chose en lui s’est sans doute cassé au contact de la réalité sordide de la guerre. Trop d’injustices. Tel le personnage de Mouloud Mammeri dans son roman Le sommeil du juste revenu du Front désenchanté. Jusque dans les vertus de la République et de l’école de Jules Ferry.

     

    Chabane Ouahioune rompt ainsi avec l’héritage pédagogique du père et décide de s’inscrire à la Faculté de droit d’Alger pour devenir avocat. Il y décroche son  certificat d’aptitude au grade de Bachelier en droit en date du 26 juin 1948 et son diplôme de licencié en droit le 25 février 1949.  Trois années auparavant,  en 1946, alors étudiant en droit,  dans un hôtel d’Alger centre où il a loué une chambre avec un de ses amis, il fait la connaissance d’un locataire qui aime cuisiner, préparer du thé à satiété et écrire. Ce locataire n’est autre que Mouloud Mammeri, alors enseignant au lycée de Ben Aknoun. Il apprécie les qualités morales et intellectuelles de son hôte, Chabane Ouahioune. Il lui confie même, sitôt écrites, des pages de son manuscrit, son premier roman La colline oubliée. Ouahioune s’en délecte dans sa chambre d’hôtel où, sur la demande appuyée de Mouloud Mammeri, il se fait lecteur de manuscrit et de quel manuscrit ! Trente années plus tard, après la publication de son premier roman La maison au bout des champs, Chabane Ouahioune est lecteur correcteur aux éditions Sned. Le premier contact avec l’écrit romanesque date de cette rencontre décisive avec Mouloud Mammeri, un « pays » de Beni Yenni tout proche de Tassaft Ouguemoune. Pour un indigène, même naturalisé français pour les besoins de la cause professionnelle, le barreau est un guêpier. Plaider, oui, mais quelles causes, hormis les affaires de chiens écrasés ? Les événements se précipitent et, avant que n’éclate la guerre de Libération, Chabane Ouahioune quitte Alger, le barreau compromettant et de nombreux amis et personnalités du milieu politique et juridique algérois d’alors. Il prend son envol vers Tassaft Ouguemoune où, au milieu des siens, il vit la guerre de Libération, de son déclenchement à la Libération. Il n’est ni instituteur ni non plus avocat.

     

    C’est un paysan qui travaille la terre, s’emploie à la greffe des arbres fruitiers ; c’est un chasseur à la gibecière toujours pleine, familier des ravins, des rivières, de la diversité florale et faunistique de son coin natal aux reliefs tourmentés qui, en ces hivers de lutte, connaissent les bourrasques de neige du Djurdjura mais aussi l’indolence feinte de l’aigle du rocher. Les maquisards et le Colonel Amirouche en tête, ne sont pas sans savoir que ce chasseur de gibier sur le terrain de leur maquis est « d’éducation kabyle et de culture française » naturalisé français. Il ne prend pas le maquis. Mais, ils lui vouent le respect. Il aide les maquisards, paye ses cotisations et n’hésite pas à reprendre contact avec ses amis hauts placés d’Alger, du Gouvernement, pour plaider la cause d’un citoyen injustement arrêté dans la région, tel fut le cas d’une jeune fille de Tassaft qui, sans son intervention, aurait été tuée par ses geôliers. De toutes ces années de guerre vécue au cœur de la Kabylie d’Amirouche, Chabane Ouahioune n’en a pas fait véritablement son Roman de l’héroïsme guerrier, du moins un témoignage d’autoglorification. Dès l’indépendance et les premiers déchirements fratricides des « Conquérants », il fait sa valise et rejoint, citoyen français, la France qui n’est pas sa patrie, en Indre et Loire. D’abord, seul, pour prospecter des possibilités d’embauche. Avocat à Paris ? Une lubie. Mais des perspectives de travail s’offrent à lui dans les nombreuses affaires litigieuses du contentieux dans le domaine public, principalement dans les hôpitaux. Il revient à Tassaft Ouguemoune, prend sa famille en Indre et Loire. C’est l’année 1963. Malgré les vicissitudes de l’exil assumé, Chabane Ouahioune gagne aisément, pour l’époque, sa vie et celle de sa famille. Il  a l’œil aiguisé d’un aigle qui fonce sur sa proie. Il est à l’écoute des transplantés, ouvriers venus de toute l’Afrique mais aussi des Français, des Italiens, des Portugais, tassés dans cet hôtel du Parc rouge tenu par Mme Léon, égayé par Djoumga, un noir qui gratte sa guitare quand la quinzaine tarde à venir au grand dam de la logeuse qui a fort à faire avec les impôts et les descentes de police, fréquentes. Il en fait un roman, pas son premier, pourtant. Il a la nostalgie du pays, surtout de la nature sauvage de Tassaft Ouguemoune. En Indre et Loire, il y a des hirondelles, des vaches. Il a besoin, aux heures fraîches des cours d’eau, des ravins, des sentiers à donner le vertige même aux chèvres insatiables, d’admirer le maître des cimes, son Aigle du rocher.

     

    Il décide de mettre un terme à son exil. Il veut rentrer au pays. Mais de quelle manière ? En tout cas, pas à la façon de l’émigré ordinaire. D’Indre et Loire, il envoie un manuscrit à la SNED qui l’accepte sous le titre d’origine La maison au bout des champs et le publie en 1979. Son auteur, en Indre et Loire, en savoure le succès éditorial à travers la presse.Une année après la sortie de son roman, Chabane Ouahioune rentre au pays où l’a précédé son livre. Certes, il aurait pu le publier en France, s’y faire une notoriété. Il a décidé de l’envoyer au pays, comme en un retour d’abord littéraire avant l’embarquement physique. Ce roman, au titre énigmatique, La maison au bout des champs, raconte toutes ses années de guerre à Tassaft Ouguemoune par la symbolique de ce gît isolé ( celui d’une vieille femme gardienne des lieux et des maquisards) oublié, jeté aux oubliettes, à la périphérie des champs, d’où ce repli géographique « au bout des champs ». La seule critique, assez virulente pour l’époque, est venue de Tahar Djaout dans les colonnes du quotidien El Moudjahid, daté du dimanche 30 septembre 1979, date de parution du roman, dans un article sous le titre  Un roman circonspect .  Il l’introduit par des observations de forme sur la couverture du livre : « Sous cette couverture pour le moins inesthétique, qui irait parfaitement, avec ses bandes colorées et son jeu de rectangles, à un ouvrage d’audit ou à un quelconque traité d’informatique, se cache bel et bien un roman » Ce qu’il en dit du contenu est au cœur du débat de l’époque sur le traitement romanesque de la guerre de Libération des années après son déroulement : « Il est par ailleurs remarquable que, dans la littérature algérienne, les seuls romans valables sur la guerre sont ceux écrits durant la guerre. Ce qui fait la valeur et la vérité des œuvres de Mammeri, de Dib et de Kateb, c’est sans doute cette colère recueillie sur le vif et cette inscription au cœur d’un désarroi et d’une explosion qui étaient quotidiens. Mais depuis l’indépendance, nous voyons naître chez des auteurs qui n’ont pas écrit durant la guerre, une sorte de littérature qui fonde sa condition d’exister sur un renoncement au présent » Cette mise en situation n’est pas, loin s’en faut,  pour conforter le roman : «  La maison au bout des champs, écrit Djaout, pose la problématique de l’impossible engagement d’un homme empêtré dans son intellectualité ( mis entre guillemets). Comme détaché de la tournure de la guerre que seuls lui rappellent ses perpétuels cas de conscience, il se contente chaque matin d’ouvrir une lucarne pour regarder et écouter. Ou encore, assis tranquillement devant sa porte,, il « songe dans la clémence du soleil, assailli de tous côtés par les bruits de bataille et de bombardements ».  Djaout nuance, néanmoins, son propos dans la chute de son article : « Certes, tout n’est pas mauvais dans ce roman. Quand Ouahioune laisse en paix l’héroïsme et les héros pour parler de l’été, des lézards et de la mouture des piments, il nous donne des pages d’une agréable sensualité. Il ne manque à La maison au bout des champs fabriqué à l’aide de faits qu’on sent authentiques et imprégnés d’amour et d’émotion, que cette transcendance de l’événement et un certain travail d’écriture qui en auraient fait un véritable roman ». Djaout et l’auteur deviennent amis et entretiennent un respect mutuel. Dans ses Lettres de Kabylie paraissant au quotidien Le Soir d’Algérie, après l’assassinat de Djaout, Chabane Ouahioune n’a pas manqué de rendre hommage à ce poète des « enfants terribles » de la littérature algérienne.

     

    Dans ses bagages du retour définitif au pays de l’Aigle du rocher, Chabane Ouahioune n’a pas oublié un manuscrit ébauché en Indre et Loire. Il le fignole à Tassaft Ouguemoune. Les conquérants au parc rouge, c’est le titre du roman, est publié toujours par la Sned en 1981. Au grand bonheur de son critique Tahar Djaout, Ce roman ne traite pas de la guerre même si c’est son contexte historique qui en constitue le cadre. Le parc rouge dont il s’agit est un hôtel miteux à Montreuil où logent les immigrés débarqués d’Algérie et de pays de l’Afrique subsaharienne.  L’auteur y décrit la misère noire, la quête incertaine de l’embauche, mais aussi la solidarité et la douceur de ses compatriotes avec humour et véracité. Quant au terme  Les conquérants, celui-ci était employé par les Français de la métropole qui qualifiaient les nouveaux débarqués de « conquérants » avec une charge péjorative, faisant allusion à la conquête islamique qui s’en fut jusqu’aux portes de l’Europe. Une touche symbolique du titre par laquelle Chabane Ouahioune dénonce le racisme, un thème qu’il développe dans un autre roman  Ce mal des siècles.  Dans une étude critique « Clichés et métaphores dans une littérature de commande idéologique : Lecture de douze romans publiés en Algérie de 1967 à 1980 », Charles Bonn se propose de  décrire la   faillite discursive  du  discours identitaire d'Etat, dans son application à une littérature de commande à travers douze romans, tous publiés à la SNED. Parmi ces derniers, ceux de Chabane Ouahioune : «  La fonction commémorative semble donc prédominante, et s'inscrire dans une double dynamique de ralliement : ralliement à la dimension commémorative que l'idéologie officielle semble considérer comme la caractéristique d'une littérature nationale ; ralliement à un modèle de littérarité diffusé en grande partie par l'école » Cette constatation faite, le spécialiste relève : «   Quoiqu'il en soit, seuls La Mante religieuse de Jamal Ali-Khodja (1976) et Les Conquérants au Parc rouge (1980) de Chabane Ouahioune ne situent pas tout ou partie de leur action dans le cadre de la Guerre d'Indépendance. 1979 et 1980 (…) ,  une relative diversité commence à se faire jour parmi les sujets des romans.  Seul Les Conquérants au Parc rouge (1980), de Chabane Ouahioune situe résolument son action dans l'actualité de l'émigration algérienne à Paris, dont il se veut la chronique vivante ».  Analysant, après Tahar Djaout, le roman La Maison au bout des champs,  relève à son tour : « La Maison au bout des champs nous décrit la voie triomphale du "djoundi" qui gagne toutes les batailles à un contre deux cents, car le bon droit rend invincible. La métaphore diégétique dans ce roman pousse d'ailleurs sa logique jusqu'à trahir son propre dessein de dénonciation des atrocités de la répression colonialiste, puisque, citant l’auteur, «  s'en prendre à une pauvre maison inoffensive (y) constitue la mesquinerie la plus abjecte dont pouvaient se rendre coupables des hommes qui se disaient guerriers ».  Dans Les Conquérants au Parc rouge le paysan algérien obligé d'émigrer dix ans après l'Indépendance, pour des raisons économiques, soit celui-là même qui tient dès son arrivée en France le discours étatique le plus lénifiant, n'évitant même pas la formule devenue célèbre de l'Algérie qui "va de l'avant", ou que dans le même roman, un autre personnage affirme, contrairement à l'évidence non seulement politique, mais encore sociologique de l'Algérie actuelle, que la Djemaa, dont les romans de Mammeri, entre autres, nous ont montré la ruine irrémédiable face à la guerre, mais aussi à la modernité, est "redevenue le forum démocratique des hommes libres, comme dans l'ancien temps" .  Chabane Ouahioune décrivant un des personnages des Conquérants au Parc rouge comme un "troubadour sans châtelaine" , et commençant ce même roman par ce morceau de bravoure stylistique qu'est la reproduction sur cinq pages de la conversation argotique de "loubards" bien parisiens. Le projet ethnographique est si impératif dans La Maison au bout des champs que Chabane Ouahioune n'y hésite pas à interrompre le récit crucial de la torture de Selma pour nous dire longuement comment, et selon quels rites séculaires, sa maison avait été construite. »

     

    D’autres romans suivront dans la même veine. C’est en 1984, aux éditions Enal qu’ il livre son roman le plus abouti et par lequel il conquiert ses Lettres de noblesse. Il s’agit de Tiferzizouith ou le parfum de la mélisse. D’ailleurs, les éditions Enal mettent le paquet dans l’illustration de la couverture et la mise en page. La critique y a vu un roman « Vert », naturaliste, écologique. Le titre l’énonce d’emblée par la référence en kabyle à la citronnelle ( ou la mélisse) dont butine l’abeille. Dans ce roman, enfin, Chabane Ouahioune retrouve son Aigle du rocher, l’intimité avec la nature, la faune, la flore, les rivières, les ravins à travers M’hand, son personnage à la Giono et, plus algérien, à la Malek Ouary qui, dans Le grain dans la meule décrit l’Assif Nath Abbas, né des cimes du Djurdjura, aux berges herbeuses et giboyeuses. Mais le contexte historique reste celui de la guerre et de ce besoin de décrire les us et coutumes d’une société insulaire. Pourtant, le chante de la nature sauvage exprime son amour à la terre natale par ce qu’elle a de végétal, d’humus pérenne et non pas ( plus) par l’héroïsme ou le discours idéologique ou dogmatique. Le roman a eu bonne presse et les chroniques radiophoniques  n’ont pas manqué de relever la naissance du roman écologique algérien. Même si,  questionné à ce propos, l’auteur s’en défend sans écarter cette interprétation. Car, toute son œuvre romanesque ( sept romans) a été nourrie par  la terre, comme substrat physique et symbolique. Pour être en paix avec lui-même, il dit avoir été repris par sa passion de la chasse, dévalant les ravins, suivre les méandres des rivières et surprendre en ces aurores estivales l’envol impeccable de l’Aigle du rocher. Mais la greffe n’ a pas pris. Les chasseurs aux armes traîtres ont eu raison de son élan. Ouahioune arrête son œuvre romanesque à l’orée des années quatre vingt dix, rouges et noires du terrorisme. Mais il se fait chroniqueur hebdomadaire au journal Horizon puis au Soir d’Algérie. Dans ses chroniques, l’actualité sanglante de son pays est fondue, comme pour la piéger dans ses salissures, ses horreurs, dans un amour, une sensualité, une sensibilité à fleur du mot, à son terroir si divers, si beau, si floral, si humain dans sa sévérité et sa vérité montagneuses.

    Cette rentrée littéraire de 2010, après plus de vingt ans d’absence de la scène littéraire, Chabane Ouahioune revient, à 89 ans, au roman avec L’aigle du rocher attendu aux éditions Enag. Il l’a conçu, dit-il, comme un legs à ses petits-enfants qui lui ont demandé expressément de leur conter la Kabylie qu’ils ne connaissent pas suffisamment,  parce que nés et vivant en France. Il y fait parler un aigle dans ses voyages célestes au-dessus de la Kabylie, de ses montagnes, de ses villages qui se pressent sur leur cime où s’égrènent sur leur flanc, des rivières aux méandres serpentant les obstacles des ravins, des plantes, des animaux dont il est le prédateur, des arbres amoureusement greffés. Bref, L’aigle du rocher, c’est lui, Chabane Ouahioune.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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